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LE CADRE... ou le trajet le plus court (en distance) pour relier un point à un autre
1. Définition
Le cadre (d'un parcours) se définit comme une "aire de jeux" à l'intérieur de laquelle tout compétiteur peut évoluer tactiquement en étant sûr d'effectuer le trajet le plus court en distance.
Cette définition s'entend dans l'hypothèse où le vent est homogène tant en force qu'en direction, et à un niveau de remontée au vent égale pour tous les compétiteurs. Notez ici que la vitesse n'est pas prise en compte, ni même le "coût" du virement de bord.
En d'autres termes, sous ces conditions, tous les compétiteurs restant dans le cadre arriveront ensemble au point d'arrivée.
2. Comment le cadre se matérialise-t-il ?
Tout dépend du parcours bien évidemment. A partir d'un parcours à 2 bouées (toute portion de parcours pouvant se ramener à ce cas d'espèce), nous pouvons envisager plusieurs cas :
- parcours type slalom : les 2 bouées forment un axe tel qu'il est possible de rejoindre la bouée d'arrivée d'une seule traite... pas de mystère, la ligne droite est le chemin le plus court, et le cadre se confond avec celle-ci. Seules des différences de vitesse peuvent départager nos compétiteurs.
- parcours au près (bouée de départ sous le vent - bouée d'arrivée au vent). Deux options s'offrent à nos compétiteurs : partir tribord amure ou babord amure. Ces deux possibilités tactiques vont définir de part et d'autre un cadre de parcours.
- parcours au vent arrière. Même s'il est possible de ralier directement la bouée sous le vent, il est largement plus avantageux de se lancer dans une allure de grand largue. Là encore, deux options (babord ou tribord amure) sont possibles et définissent l'aire d'évolution des compétiteurs.
Dans le cas théorique où le vent ne changerait jamais de direction, tous les compétiteurs restant dans le cadre parcoureraient exactement la même distance pour atteindre la bouée d'arrivée. Seules des différences de vitesse (et de degrès de remontée / descente par rapport au vent respectivement pour le près et le vent arrière) permettraient de différencier les compétiteurs.
3. Deux types de sortie de cadre :
- au vent : sortie de cadre la plus courante au près et la plus facile à repérer. Dans cette situation, on se retrouve, au près, obligé d'abattre sur la bouée d'arrivée.
- sous le vent : sortie de cadre que l'on peut faire, au près, sans s'en apercevoir du tout. Seul petit indice : on bénéficie d'une adonnante en se trouvant dans la partie du cadre opposée au sens de la bascule (bascule à gauche, position dans le cadre de droite, sur babord amure). Les conséquences sont d'autant plus grandes que l'on se trouve éloigné de l'axe du parcours. Pour un parcours au vent arrière, cette sortie de cadre nous oblige à serrer le vent pour rejoindre la bouée.
4. Exemple pratique (au près) :
5. Conclusions tactiques :
Rester dans le cadre, c'est s'assurer de ne pas parcourir plus de distance que les autres compétiteurs. Pour cela, il faut être capable de :
1. OBSERVER (avant et pendant une manche) les évolutions du vent, et déterminer ainsi les déformations associées que va subir le cadre (voir fiche-conseil sur le vent évolutif).
2. CHOISIR (avant le départ et avant chaque passage de bouée) la partie du cadre dans laquelle on souhaite, selon les observations effectuées, évoluer.
3. REPERER (à tout moment lors d'une manche) sa position par rapport au parcours. L'information la plus utile sur ce point est de connaître sa position par rapport à l'axe du parcours. Il est en effet important de savoir dans quelle partie du cadre on se trouve. A partir de cette information, on peut alors évaluer les risques et bénéfices attendus par rapport aux évolutions probables du vent. Une autre information importante consiste à savoir à quel moment on se trouve sur le point de passer d'une partie à une autre. |
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